Je vais encore vous présenter une nouvelle catégorie, en rapport avec les animaux et qui a son importance : le Quotidien.
Elle met en avant les questions qu’on se pose au quotidien sur les animaux et qui ne rentre dans aucune autre catégorie.
Ainsi, vous verrez des articles en rapport avec la vie, la mort, la relation des animaux avec la famille.
Bref, je trouve qu’il était important de faire une telle catégorie, surtout que vous êtes nombreux à me poser des questions semblables par e-mail.
Je trouve donc sa légitime de partager mes réponses à tout le monde avec cette catégorie.

Je commence donc avec un sujet qui un jour ou l’autre nous touche et nous rend malheureux.
Celui de voir s’éteindre notre compagnon à quatre pattes, voici donc comment « Faire le deuil de son animal de compagnie »

Il est là depuis des années au sein de notre famille, et il est même devenu un véritable membre de la famille.
On est même persuadé qu’il vivra éternellement à nos côtés, ou qu’il vivra aussi vieux que nous.
Mais hélas, la réalité nous a rattrapés, et aujourd’hui notre très cher ami n’est plus de ce monde, il nous a quittés, laissant un vide dans notre cœur.
Lors de la mort de son animal, que ce soit après une maladie, un accident, ou une douce mort, on se retrouve remplie de chagrin.
C’est normal de ressentir ça.
Le deuil est un processus ordinaire qui accompagne toutes les formes de séparation.
Mais faire son deuil est loin d’être évident.
De plus, cela prend du temps, et, bien souvent, on ne sait pas comment s’y prendre pour faire face à un tel évènement.
De même, le problème avec le décès d’un animal, c’est que le deuil qui s’ensuit est souvent mal compris par les autres.
Surtout ceux qui n’ont jamais eu d’animaux, ils ne comprennent pas qu’ils ont chacun leur personnalité propre, et qu’il est possible d’avoir une réelle relation avec eux.
En soi, il ne faut pas se sentir mal à l’aise d’avoir de la peine.
C’est même le signe que notre animal avait une grande place dans notre cœur.

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Les différentes phases du deuil

Le déroulement normal du deuil passe successivement par différentes phases, soit :
Note : Sachez que ces émotions sont tout à fait normales, mais qu’elles peuvent arriver en désordre, et pas obligatoirement dans celui citer si dessous.

Le déni :
Voilà, notre compagnon est mort. Mais tout ceci à l’air d’être un rêve, un mirage.
« Non ! Ceci ne peut pas être la réalité, notre cher loulou n’est pas parti, c’est impossible. »
Ce sont les mots qu’on pense. En soi, on n’arrive pas à accepter le pire.
On est encore sous le choc, car on n’était pas préparé à ça.
Le mieux est d’apprendre tranquillement à accepter la mort de son compagnon, même si c’est difficile d’y faire face.

La colère :
On ressent d’un coup de la colère, de l’énervement.
On cherche alors un coupable, sois le vétérinaire qui n’a pas fait son travail, soit un membre de la famille qui ne l'a pas surveillé.
De même, on a tendance à se montrer méchant envers les gens de son entourage.

La culpabilité :
On se sent tout simplement coupable. On se dit qu’on aurait dû l’amener plus vite au vétérinaire, qu’on aurait mieux fait de s’occuper de son animal…
Ainsi, il serait peut-être encore en vie.
De même, on peut se sentir coupable d’avoir fait euthanasier son animal.
Bref, on croit que l’on a mal fait son travail de maitre.
Mais, ça ne sert à rien de se rendre responsable. Ça ne changera pas la situation.
C’est bien de faire son introspection, mais il ne faut pas non plus se faire inutilement du mal.
Surtout qu’on ne peut pas remonter le temps.

La tristesse :
On se sent triste et l'on a envie de pleurer.
On a le cœur qui fait mal, parfois on a l’impression d’étouffer.
De même, on s’ennuie beaucoup de son animal.
C’est normal d’avoir du chagrin, mais il ne faut pas s’apitoyer sur soi-même.
Il arrive aussi que certaines personnes ressentent l’envie de se faire du mal.
Dans ce cas, il ne faut rien faire, il faut parler de cette souffrance avec des gens de confiance et se changer les idées.

L’acceptation :
Une fois que l’on accepte la perte de son fidèle compagnon, on se sent un peu mieux.
On continue à vivre, en gardant en tête les bons moments que l’on a vécus avec lui.

Normalement, ces différentes phases ne sont que passagères.
Par contre, si le propriétaire de l'animal mort s’enferme dans l’une d’elles, il ne pourra pas terminer son travail de deuil et même sombrer dans la dépression.
Dans ce cas, il vaut mieux consulter pour trouver de l'aide psychologique.

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Accepter son chagrin

La chose la plus importante à faire est d’être honnête avec ses sentiments.
Il ne faut pas nier sa douleur, ni ses sentiments de colère et de culpabilité
C’est seulement en observant et en étant au clair avec ses sentiments que l’on peut les travailler.
En soi, on a le droit d’être malheureux, de ressentir de la douleur et du chagrin.
Lutter contre ses émotions peut engendrer stress et fatigue physique et n’aide en aucun cas à les affronter.
De plus, un jour ou l’autre, elles finiront par ressurgir, devenant même plus douloureuses.
Ainsi, repousser le chagrin ne le fait pas disparaître.
On doit donc s’exprimer, pleurer, crier, marteler le sol, bref hurler son chagrin.
On n’hésite pas à se remémorer les bons moments avec son animal, au lieu d’essayer de les oublier.
L’oublier, c’est taire l’importance qu’il avait dans notre cœur.

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Honorer la mémoire de son animal

Il est important, pour pouvoir faire son deuil, de prendre le temps de faire ses adieux à son animal. Organiser une cérémonie, ou même un véritable service funéraire s'avère réellement thérapeutique.
Ainsi, que notre animal soit enterrement ou incinération, une cérémonie funéraire peut aider dans le processus d'acceptation et de deuil.
Cette cérémonie prendra la forme que l’on souhaite, du moment qu’elle permet de remercier notre compagnon pour tous les moments de complicité partagée.
De même, pour honorer la mémoire de notre compagnon, on peut essayer de se rappeler comment on est devenu une meilleure personne grâce à sa présence dans notre vie.
Au lieu de penser à tout ce que l'on ne pourra plus jamais faire avec son fidèle compagnon.
On peut aussi trouver du réconfort en exprimant ses sentiments et ses souvenirs au travers de poèmes, histoires ou lettres dédiés à son animal.
On peut également préparer un mémorial par le biais d’un album photo, qui permettra de garder une trace de compagnon à quatre pattes.

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Prendre soin de soi

Quand on va mal, il est important de parvenir à prendre soin de soi, à s’accorder des moments de détente, de plaisir.
On ne doit donc pas hésiter à faire de bon repas, du sport, des activités que l’on aime.
Bref, il faut changer d’air, pour faire le point sur soi.
On peut ainsi réaménager son emploi du temps afin d’occuper le temps qu’on aurait passé auprès de son animal.

En parler

Le meilleur moyen de faire son deuil est de parler de ses sentiments avec une autre personne.
Il faut donc trouver quelqu’un, à qui l'on peut exprimer combien son compagnon comptait pour soi, et à quel point il nous manque. Quelqu’un avec qui l'on se sent à l’aise pour pleurer et avoir du chagrin.
Bien sûr, si l'on a une famille ou des amis qui aiment les animaux, ils comprendront l’épreuve que l’on traverse.
Il ne faut donc pas cacher ses sentiments en paraissant calme et fort.
Néanmoins, il vaut mieux éviter de s’entourer de gens qui ont de l’empathie, car on peut culpabiliser de les rendre malheureux.
Chez certains proches, on peut ressentir de l’incompréhension, vis-à-vis de ce chagrin. Mais, souvent ils ne savent pas comme réagir et sont impuissance face aux larmes, d’où leur geste maladroit.
Quant à ceux qui essaient de minimiser notre chagrin, on ne les écoute pas !
Mieux encore, on les évite tous simplement.
Par contre, si l'on n’a ni famille, ni amis à qui se confier, ou si l'on a besoin d’aide, on peut demander à son vétérinaire de nous recommander un groupe de soutien.
On peut aussi trouver de l’aide sur internet, en communiquant avec des amoureux des animaux.

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Mes autres animaux

Les animaux sont de très bon observateur, ils peuvent donc se rendre compte de l’absence d’un compagnon.
Les animaux s’attachent généralement fortement les uns aux autres et le survivant a du chagrin pour le disparu.
Ainsi, les chats pleurent les chiens, et vice versa.
Il arrive parfois que l’on voie l’autre chercher, en vain, celui qui est décédé et ressentir un vide.
De même, l’autre animal perçoit aussi la détresse de son propriétaire qui peut le délaisser.
Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à redoubler d’attentions envers nos compagnons survivants et de leur donnée beaucoup d’amour pendant cette période.
Dans notre chagrin, il ne faut pas oublier ceux qui sont restés.
Il faut donc s’efforcer à leurs consacrer du temps et leurs garder leurs habitudes.
De plus, donner de l’affection à nos autres animaux est un bon moyen pour soulager son chagrin.

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Un autre compagnon ?

Après le décès de son animal, beaucoup de personnes veulent en prendre un tout de suite.
En général, la réponse est non.
On a besoin de temps pour traverser cette période de deuil et de perte avant d’être prêt à bâtir une relation avec un nouvel animal.
Ainsi, si l'on est encore en deuil, on peut avoir l’impression que le nouvel animal vient prendre la place de l’autre.
De plus, les enfants peuvent trouver déloyal d’aimer un nouvel animal aussi vite.
Bref, si l'on choisit de prendre un nouveau compagnon, on essaye d’éviter un animal « qui lui ressemble », pour éviter de les comparer.
Il ne faut pas attendre de ce nouvel animal qu’il soit exactement comme le précédent.
Au contraire, il faut qu’il développe sa propre personnalité. De plus, il doit avoir un nom ou un surnom différent de l’animal décedé.
Un nouvel animal signifie une nouvelle histoire.
Si l'on a vraiment l’intention d’adopter un nouvel animal, il se peut que votre compagnon survivant ne l’accepte pas immédiatement.
Mais avec le temps, de nouveaux liens se tisseront et ils deviendront inséparables.
En soi, il faut acquérir un nouvel animal que quand on est prêt à aller de l’avant et à bâtir une nouvelle relation plutôt que de regarder en arrière et ruminer le passé.
Encore une fois, il faudra choisir un animal avec qui on pourra construire une longue relation d’amour.
N’est-ce pas le but recherché en ayant un animal ?

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