Le printemps se réveille avec l’herbe et le chant des oiseaux, mais derrière cette renaissance de la nature, une créature guette. 
Elle fait partie des bêtes noires des maitres et des animaux de compagnie, apportant maladie et dégout, je parle bien sûr de « La tique ».

Les tiques, autrefois appelées « Tiquet » ou « Ricinus », sont des acariens (Acari) qui appartiennent à la sous-classe des arachnides.
Il faut savoir qu’un acarien est un arachnide, généralement minuscule, voire microscopique, au corps globuleux portant une tête conique pourvue de chélicères et de pédipalpes, vivant souvent en ectoparasite de l’homme, des animaux ou des plantes.
On connaît environ 900 espèces et sous-espèces de tiques valides dans le Monde, réparties en trois familles qui se distinguent par leur morphologie, leur comportement et leur habitat, soit :
- Les Ixodidæ (ou tiques dures), elles représentent environ 670 espèces connues, de plus elles possèdent des zones de tégument chitinisé dur.
- Les Argasidæ (ou tiques molles), qui sont environ 180 espèces aux téguments durs.
- Le Nuttalliellidæ, une famille peu connue, elle appartient à une famille intermédiaire entre les deux précédentes.

Les tiques sont des parasites hématophages, c’est-à-dire qu’elles se nourrirent du sang des mammifères, comme l’homme.
Ainsi, elles sont potentiellement vectrices de maladies, elles transmettent en général une trentaine d'agents pathogènes, tant des virus, des bactéries, des protozoaires que des nématodes.
Cependant, ce chiffre est susceptible d'être réévalué à la hausse, car tous les agents pathogènes n'ont pas encore été identifiés.

Il faut savoir qu’en France, sur les 900 espèces de tique, 41 s’y trouve, et seulement 11 d’entre elles ont une action parasitaire connue pour l'homme, dont 4 sont responsables de la grande majorité des infections propagées, soit :
- L’Ixodes ricinus, elle se rencontre principalement en Europe.
- Le Rhipicephalus sanguineus (la tique des chenils), elle est très commune dans le midi méditerranéen.
- Le Dermacentor reticulatus, elle se trouve en France, surtout en Normandie, en Poitou Charente, au Limousin et dans le Centre, à l'exception des départements méditerranéens.
- Le Dermacentor marginatus, on le trouve vers le Sud-Ouest, jusqu'à la Méditerranée et en Corse.

Les tiques font 3 à 6 mm en moyenne, et jusqu'à 30 mm pour certaines espèces tropicales, gaver de sang, elles peuvent faire 1 cm, elle est donc un des plus grands représentants de l'ordre des acariens.
Selon l’espèce des tiques et son stade de développement, la forme, la taille et la couleur varient beaucoup.
Pourtant, leur corps est toujours ovalaire et leur tête est prolongée d'un rostre équipé de deux chélicères.
Leur anatomie n'est pas segmentée en 3 régions comme chez la plupart des arthropodes.
Ainsi, on peut distinguer deux parties, la partie antérieure ou « capitulum » et la partie postérieure dite « idiosome » .

Le capitulum est constitué d'une région basale, dite base capitulaire (basis capituli), qui porte trois pièces buccales :
- L’hypostome, il est dirigé vers l'avant, côté ventral, et il est garni de plusieurs files de dents qui aident la tique à s'ancrer solidement dans la peau de son hôte.
- Une paire de chélicères, qui est rétractile dans une gaine protectrice, terminés par des dents, ils sont dilascérateurs et coupent la peau, venant ainsi mécaniquement en aide à l'action chimique de la salive, pour perforer la peau.
Ils se superposent à l'hypostome, les deux pièces formant le rostre vulnérant.
- Une paire de palpes ou pédipalpes qui sont disposés latéralement au rostre, ils sont formés chacun, de quatre articles de tailles et de fonctions différentes :
- Le premier est très court, il articule le palpe sur la basis capituli.
- Le deuxième est plus long que le premier et est pourvu de soies sensorielles
- Le troisième est semblable au deuxième.
- Le quatrième est plus réduit, il est mieux visible du côté ventral, de plus il est caché dans une fossette, très richement pourvue de petites soies sensorielles.
Ces palpes ont un rôle sensoriel, ainsi, ils ne sont pas du tout vulnérants, et ne pénètrent pas dans les tissus lors de la fixation de la tique, mais ils restent posés à la surface de la chair.

Les tiques n'ont pas de canal alimentaire et de canal salivaire, comme la plupart des insectes hématophages.
Ainsi, l'apport de salive pendant la succion du sang se fait par l'espace ménagé entre hypostome et chélicères.
De plus, le tégument des tiques est garni de pores, soies et divers autres organes sensoriels, sa fonction servirait à la détection de CO2, d’hormones, d’hygrométrie…
Ceci aiderait la tique dans le choix du futur hôte et du point de fixation.

Enfin, l’idiosome est composé de trois parties :
- D’une plaque dure appelée « écusson » ou « scutum », qui se trouve sur la face dorsale de la tique, elle couvre la moitié du dos d'une tique non plaine, et la totalité chez les mâles
- De 8 pattes qui s’insèrent en ligne sur la face ventrale, elles se terminent par une ventouse et deux griffes, permettant de se déplacer sur presque toutes les surfaces.
Il faut savoir que la première paire de pattes porte au niveau du tarse un organe sensoriel olfactif « l’organe de Haller ».
- D’un pore génital s’ouvrant sur la face ventrale, et plus en arrière, on trouve l’orifice anal.

Parasitage

En général, la tique repère sa cible sur des herbes hautes, elle est attirée vers sa proie grâce aux vibrations du sol, à la chaleur et au gaz carbone que dégage son futur hôte.
Étant aveugle, elle doit se servir de ces récepteurs sensoriels pour trouver de quoi se nourrir.
Puis, elle cherche une zone humide, riche en vaisseaux sanguins, là où la peau fine et chaude (aisselles, oreilles, cou…) pour ensuite enfonce dans la peau de l’hôte son rostre.
Ce rostre est hérissé d’épines implantées de façon rétrograde, elle permet ainsi, à la tique de rester fixée.
Proportionnellement à leur taille, les tiques sont des arthropodes très voraces, ainsi la tique prend son repas pendant plusieurs jours, voire une semaine.
La femelle fécondée qui a des besoins augmentés va jusqu’à se nourrir pendant 11 jours consécutifs.
La quantité de sang qu’une tique ingurgite peut atteindre 50 à 200 fois son poids.
Entre-temps, son corps s'accroît jusqu'à former une petite sphère, parfois, le volume de son abdomen peut augmenter de 3 à 4 fois.

C’est lors de ces repas, que la tique peut transmettre de graves maladies, mais aussi qu’elle est mal retirée de son hôte.
La tique peut être contaminée de différente manière, soit :
- Lors d’un précédent repas sur un animal infecté
- Ou, dès sa conception, ainsi une tique femelle infectée peut transmettre le virus à l’ensemble de ses œufs.

Une fois repue et gorgée de sang, la tique se détache de son hôte et se laisse tomber sur le sol, où elle digèrera le repas sanguin, elle pourra grâce à cela accomplir sa mue ou pondre ses œufs.
Il ne faut pas oublier que le mâle, contrairement à la femelle, se contente d’un repas frugal.
Parfois, la tique reste sur son hôte pour le piquer dans le futur à nouveau ou elle recherche un nouvel hôte, mais ça peut lui prendre des semaines, et même des mois entiers.
Les larves et les nymphes s’attacheront de préférence aux petits rongeurs, tandis que les adultes s’attaqueront à des mammifères plus gros.
Parfois, les larves et les nymphes sont même incapables de survivre sur les hôtes « préférés » par les adultes.
Quand une tique recherche un hôte, elle a deux solutions :
- La stratégie d’attaque : elle sort de son habitat et cherche son hôte.
- La stratégie d’attente : elle se tient sur la végétation, écarte ses pattes antérieures et attend le passage d’un hôte approprié, puis elle s'agrippe dès qu'il frôle la plante qui la porte.

Cycle de vie

Seules les tiques adultes s'accouplent, ils le font soit au sol avant la quête de l’hôte ou sur l’hôte lui-même.
Ainsi, la femelle copule avec plusieurs mâles qui après l’accouplement meurt, elle stocke ensuite les spermatozoïdes pour tout le reste de sa vie, car elle ne s’accouple qu’une seule fois.
Puis, elle devra pour la dernière fois se gorger pleinement de sang, ce repas lui permettra de pondre de 1 000 à 20 000 œufs, selon l'espèce et le sang ingérés, puis elle mourra.

Les tiques se développent en passant par quatre stades évolutifs distincts :
- L’œuf : Certaines espèces pondent un très grand nombre d'œufs.
- La larve : Elle est à peine perceptible à l’œil nu, elle n'a que 3 paires de pattes griffues.
- La nymphe : Elle mesure environ un millimètre à jeune, elle est octopode comme l'adulte, mais sans orifice génital.
- L’adulte : Le dimorphisme sexuel est généralement net, il est plus développé chez le mâle que chez la femelle, dont le tégument doit rester souple pour se distendre pour une prise de sang maximale afin d'élaborer ses œufs.

La tique détient trois types de cycle parasitaire, qui change par rapport à la race :
- Le cycle est dit « triphasique », quant à la sortie de l'œuf, la larve se fixe sur un premier hôte qu'elle quitte après y avoir fait son premier repas, donc sa première phase parasitaire.
Elle mue alors au sol, puis doit trouver un nouvel hôte pour son repas nymphal, qui est la deuxième phase parasitaire.
Puis elle se laisse à nouveau tomber au sol pour effectuer la mue de transformation en adulte.
Adulte, elle recherche un troisième hôte pour effectuer le dernier repas ou troisième phase parasitaire.
- Le cycle est « diphasique » quand il ne comporte que 2 phases parasitaires, donc la larve effectue son premier repas, puis mue en nymphe et effectue son second repas sur le même hôte.
Elle se détache pour se transformer en une tique adulte qui effectuera sa deuxième phase parasitaire et son troisième repas sur un deuxième hôte.
- Le cycle est « monophasique » quand la tique effectue tout son cycle de développement, sur un même individu.

La durée d’un cycle est en moyenne de 2 à 4 ans, elle peut aller à 7 ans si les conditions climatiques ne sont pas favorables.
Attention : Les tiques adultes sont toujours plus porteuses de pathogènes transmissibles que la nymphe et la larve, chaque repas étant un risque de contracter les germes.

Malgré le nombre d'œufs pondus, la densité des tiques reste relativement stable d'une année sur l'autre.
En effet, le taux de survie reste très modeste, en raison des conditions climatiques et des prédateurs.

Milieu naturel

La tique vit en général dans les lieux humides comme une forêt, un bois ou encore une prairie, on peut aussi la trouver dans nos jardins ou les parcs de villes.
Elle se cache de préférence sur les fougères, les genêts, ou les hautes herbes, il est dit qu’elle grimpe aussi sur les arbres, mais cette idée reçue est fausse, car la tique ainsi percher ne pourrait pas sentir les vibrations de son futur hôte.
Les préférences écologiques des tiques sont variables, certaines vivent en milieu ouvert, et d'autres en milieu abrité.
Une même espèce peut même occuper successivement les deux habitats, en fonction des périodes de son cycle biologique.
Leur densité varie à la fois avec le degré d’hygrométrie de la couverture végétale, avec le cycle des saisons et avec l’abondance de la faune sauvage.
De plus, la tique est plus active en été, alors qu’en hiver, elle tombe en léthargie pendant une durée qui dépend de son environnement (elle peut aller jusqu’à 5 ans sans se nourrir).
Mais contrairement aux autres arthropodes hématophages, tels les moustiques, les tiques ne disposent pas de moyens importants de déplacement, l’obligeant souvent d’attendre son repas.

Les Maladies transmissibles

Voici la liste des différentes maladies que la tique peut transmettre, elles sont nombreuses et varier d’un animal à l’autre, pourtant certaines touchent toutes les races animales.

Voici les maladies générales, elles touchent essentiellement les petits et gros mammifères (chien, chat, rongeur…), certaines peuvent aussi être contractées par les oiseaux ou les reptiles :
- La borréliose de Lyme ou la maladie de Lyme (Borrelia burgdorferi).
- La paralysie du tique.
- L'anaplasmose (ehrlichiose).
- La rickettsiose (Rickettsia).
- La fièvre boutonneuse méditerranéenne (Rickettsia conori).
- La fièvre du Queensland ou coxiellose (Coxiella burnetii).
- L’encéphalite à tique ou méningoencéphalite à tique (Encéphalite virale).
- La piroplasmose (Babesia canis vogeli).
- La filariose péritonéale (Dipetalonema grassii).
- La fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (R.rickettsii).

Maladie contractée par le chien :
- L'ehrlichiose canine (Ehrlichia canis).
- L'hépatozoonose (Hepatozoon canis).
- L'hémobartonellose canine (Haemobartonella canis).

Maladie contractée par le chat :
- L'hemobartonellose féline ou anémie infectieuse féline (Hemobartonella felis).
- L'ehrlichiose féline (Ehrlichia felis).

Maladie contractée par le furet :
Le furet est peu sensible aux maladies dont la tique peut être vectrice.

Maladie contractée par les rongeurs :
- La Myxomatose (Poxvirus).
- La Maladie Hémoragique Virale (Calicivirus).
- La fièvre hémorragique d’Omsk (Flavivirus).
- La babésiose (Babesia microti).
- La tularémie (Francisella tularensis).

Maladie contractée par les oiseaux/perroquet :
À 95 % des cas, les oiseaux meurent quelques heures après une morsure de tique (même si elle est retirée).

Maladie contractée par les reptiles/tortues (Les tiques sont souvent sous les écailles) :
- L’aéromonose ou septicémique du reptile (Aeromonas hydrophila)
- La maladie des Corps d'Inclusions des Boïdés.

Prévention

Lorsqu’un animal vit dans un milieu où il est régulièrement exposé aux tiques, il est indispensable de le protéger, au moins pendant la période de prolifération de ces parasites, c'est-à-dire de juin, à septembre.
Bien sûr, il existe quelques gestes ou produits, qui peuvent éviter les attaques de tique, mais, il faut prendre en compte, que la diffusion de ces substances prend du temps, donc il faut traiter votre animal bien avant l’été, soit vers le printemps.

Nom : Tatonner
Méthode : Il suffit de vérifier en tâtonnant le pelage de son animal si aucune tique n’est accrochée à sa peau.
Une méthode à utiliser après une balade en pleine nature ou dans un parc, elle devrait même devenir une habitude, car aucun produit anti-tique n’est efficace à 100 %.

Nom : Les insecticides/ Pulvérisateurs (Frontline)
Méthode : Les insecticides contre les tiques sont nombrés, mais il ne faut pas confondre avec les anti-puces, qui des fois ne combattent même pas le parasite qu’est la tique.
Donc, il faut se renseigner avant de choisir un produit, mais, de nos jours, de nombreux produits insecticides ont associé des molécules pour agir à la fois contre les tiques et les puces.
Cette méthode est assez efficace, certains produits agisse pendant plusieurs semaines et tuer parfois le parasite avant qu’il ne puisse piquer.

Nom : Les colliers répulsifs (Scalibor, Preventef)
Méthode : les colliers ont l'avantage de durer plusieurs mois, mais il ne faut pas oublier de les changer régulièrement.
Il existe beaucoup de colliers combinant différents répulsifs, donc il ne faut pas hésiter à les tester pour trouver le plus adapté à l’animal.
Mais il ne faut pas oublier que l’efficacité des colliers dépend de la taille de l’animal et de la longueur du pelage.
Ainsi, pour un grand chien ou un chat à poil long, la diffusion du produit est parfois difficile.
Il faut alors ajouter un autre produit contre les tiques, qui se combinera aux colliers pour obtenir un meilleur niveau de protection.

Nom : La vaccination
Méthode : Aujourd’hui, les vétérinaires proposent deux vaccins contre deux maladies dangereuses et transmissibles par la tique :
- La piroplasmose
- La maladie de Lyme.
Le vaccin ne m’empêche pas l’animal d’être piqué par une tique, mais ça le protège contre de graves infections.
Bien sûr, il faut le vacciner le plus tôt possible (5éme mois chez le chien) et pratiquer un rappel annuel vers le début de la saison des tiques, car le pic d’efficacité du vaccin s’étale sur 6 mois après injection.

Nom : Les produits acaricides/Pipette(Frontline , Fiprospot, Biospotix, Effipro, Fiproline)
Méthode : Normalement, la substance acaricide se diffuse sur toute la surface cutanée de l’animal et reste généralement active pendant 3 à 4 semaines.
Elle ne pénètre pas dans le sang, elle se concentre juste dans les glandes sébacées.
Attention tout de même, car certains produits sont très agressifs, et ils sont des fois déconseillés pour les jeunes ou les petits animaux.
De plus, il ne faut pas baigner son animal, car l’exposition à l’eau peut perturber l'efficacité du produit.
Cette méthode tue rapidement les tiques, réduisant ainsi le risque de transmission de maladies, elle reste la solution la plus efficace.

Nom : Huile essentielle
Méthode : Avant de retirer une tique, il est préférable de l’endormir, on peut alors utiliser une recette naturelle à base d’huiles essentielles qui permettent d’éliminer les tiques plus facilement.
Voici sa recette :
- 10 ml d’huile essentielle de térébenthine (1 cuillerée à dessert)
- 2 ml d’huile essentielle de lavande (environ 40 gouttes)
- 6 ml d’huile d’olive (une cuillerée à café)
- 2 ml d’huile végétale de millepertuis (environ 40 gouttes)
À l’aide d’un coton-tige, on enduit la tique de la solution pendant au moins 5 minutes, puis on la retire.
Cette recette est aussi préventive, ainsi, vous pouvez l’utiliser au début de l’été en badigeonnant le ventre de votre animal, sans oublier les plis des membres, le cou, et derrière les oreilles.

Comment retirer une tique

Avant de retirer une tique d’un animal, il y a plusieurs choses à savoir, ainsi, certains gestes ou produits recommandés sont parfois très dangereux pour l’animal qui réservera alors le poison de la tique.

Voici une liste des choses qu’il faut éviter de faire, soit :
- Utiliser de l’éther pour tuer la tique (elle provoque la régurgitation accrue de salive dans la peau de l’hôte, favorisant la transmission de maladie).
- Utiliser de l’alcool à bruler pour tuer la tique (elle provoque la régurgitation accrue de salive dans la peau de l’hôte, favorisant la transmission de maladie).
- Utiliser de l’essence de térébenthine pour tuer la tique (elle provoque la régurgitation accrue de salive dans la peau de l’hôte, favorisant la transmission de maladie).
- Écraser la tique directement sur l’animal (ce geste comprime le corps de la tique, qui reflue sa salive dans la peau de l’animal).
- Arracher la tique avec une pince à épiler (on risque de laisser les pièces buccales dans la peau de l’hôte, risquant l’apparition d’une inflammation ou d’un abcès).
- Bruler la tique avec un briquet (on risque de blesser l’animal et la tique a le temps de rejeter sa salive dans la peau de celui-ci, aggravant la situation).

La seule méthode valable pour retirer une tique, sans aucun risque pour l’animal, est d’utiliser « Le crochet à tique »
Cet outil à plusieurs avantages :
- Il ne laisse pas le rostre de la tique planté dans la peau.
- Il permet un retrait rapide, facile et sans douleur de la tique.
- Il peut enlever toutes les tiques, quelle que soit leur taille.
- Il est incassable, résistant et réutilisable.
- Il ne comprime pas l'abdomen de la tique lors du retrait, ainsi, ça évite le reflux de salive vers l’animal, empêchant la transmission de maladies.
- Il évite l'utilisation de produits toxiques.

Son mode d’emploi :
- 1. On choisit le crochet le plus adapté en fonction de la taille de la tique.
- 2. On met le crochet à la base de la tique, contre la peau, en abordant la tique par le côté, jusqu'à ce qu'elle soit maintenue.
- 3. Puis on soulève très légèrement le crochet et tournée comme avec un tournevis.
- 4. Au bout de 2 à 3 tours, la tique se détache d'elle-même.
- 5. On tue la tique
- 6. Puis, pour finir, on désinfecte la zone de la piqûre avec un antiseptique.