Il est encore jeune dans nos foyers, il habite le Chili et vit dans des milieux arides.
Ces dents sont orange, et il a la capacité de casser sa queue, il se nomme ?
L’octodon, bien sûr.
Ce petit rongeur tout juste domestiqué commence à prendre une place importante dans certains cœurs.
Mais qui est-il ?
Comment vit-il ?
Et, qu’est-ce qui le différencie des autres rongeurs ?

Octodon curieux

Son origine

Le dègue du Chili, du nom scientifique Octodon degus, est un petit mammifère rongeur de la famille des Octodontidés.
Il est aussi appelé communément « degu », « dégus » ou plus principalement
« octodon ».
Le terme octodon est la contraction de la dénomination d’Octodontidés.
Il vient de la construction grecque, « oktô » ce qui veut dire huit, et « odontos » signifiant dent.
Ces deux adjectifs font référence à la forme de huit sur la table d’occlusion des molaires de l’octodon.
L’octodon appartient à l’ordre des rongeurs, qui compte 1 700 espèces à l’état
sauvage.
L’espèce de l’octodon comprend, par ailleurs, deux sous-espèces : « l’octodon degus degus » et « l’octodon degus clivorum ».

C’est au début du XIXe siècle que les naturalistes ont établi l’appartenance directe de l’octodon à la famille des Octodontidés.
Avant de devenir un animal de compagnie, l’octodon était auparavant utilisé dans les laboratoires, comme les souris ou les rats.
C’est depuis 20 ans que l’octodon apparait dans les animaleries et qu’il est considéré comme un Nac, c’est-à-dire qu’il fait partie des « Nouveaux Animaux de Compagnie ».
Soit des animaux qui à première vue semblent moins démonstratifs et moins familiers que les chats et les chiens, mais dont la compagnie peut s’avérer tout aussi enrichissante pour un maître.

Octodon sur une table

Alors Sauvage ou Domestique ?

Il faut savoir une chose, ce n’est pas parce que l’octodon a accédé au rang d’animal de compagnie que l’on peut le traiter comme un chat, un chien ou un furet.
La domestication est l’influence de l’homme sur l’évolution d’une espèce et, par conséquent, sur les relations que l’homme peut entretenir avec l’animal.
Ce développement se fait au fil des générations afin de s’adapter au contact de l’homme et d’attendre certaines choses de lui.
Ainsi, apprivoiser un animal de façon ponctuelle n’en fait pas un animal domestique.
Donc, l’octodon, à la différence du furet, n’est pas un animal domestique.
Peut-être, qu’un jour, au fil des élevages, il deviendra un rongeur domestique, mais, pour l’instant, il rentre plus dans la catégorie des animaux sauvages.

Octodon sur son maitre

En milieu naturel

Son habitat

L’Octodon est l’une des espèces les plus communes du Chili central, on ne le trouve d’ailleurs que dans ce pays.
Son milieu naturel consiste en des plaines arides au sol pierreux, plantées de quelques arbustes parmi une végétation rare.
Le climat dominant est donc chaud et sec l’été, froid et humide l’hiver.
Cependant, la constitution de l’octodon ne lui permet pas de résister aux températures trop élevées.
Il peut aussi vivre jusqu’à une altitude de 1 800 mètres, mais ce rongeur préfère demeurer au-dessous de 1 200 mètres.

Carte où vit l'octodon : Chili

Son mode de vie

L’octodon vit dans des terriers, qu’il creuse parfois jusqu’à deux mètres de profondeur.
Ces domaines souterrains sont constitués de nombreuses galeries reliant diverses chambres.
À chaque chambre est destinée une fonction particulière, comme :
- Un lieu de repos
- Une cachette
- Une réserve à provision
- Ou, encore, une chambre pour les mises à bas.
Devant les entrées des terriers sont formés de petits monticules, qui définissent le statut hiérarchique des mâles de la colonie.
Ainsi, la destruction de l'un de ces monticules provoque la perte du statut social de l'animal.
Du fait de leur profondeur, les galeries conservent une température agréable et relativement stable, évitant à l’animal de souffrir des grandes chaleurs.
Étant un animal prudent, il prend soin de camoufler les multiples issus au moyen de brindilles et de feuilles mortes.
L’octodon est, à l’inverse de certains rongeurs, strictement diurne, il vit donc le jour, avec toutefois un pic d’activité au niveau du crépuscule.
De plus, c’est aussi un animal grégaire, c'est-à-dire qu'il vit en groupe dans un clan formé d'un mâle et de trois femelles environ.
Ces mêmes clans sont regroupés en colonies qui peuvent comprendre une centaine d’individus.
Celles-ci se déplacent peu, surtout en période de gestation, mais se rassemblent à la fin de l’hiver sur un même territoire.
C’est au début de l’été que surviennent les multiples naissances, augmentant du coup la population.
L‘octodon est herbivore, il se nourrit de la végétation rase, mais il peut aussi rechercher dans les arbres, vu qu’il est un excellent grimpeur.
L’essentiel de son régime, qui lui fournit eau et substances nutritives, est le fourrage, les graines, les racines ou encore l’écorce.
Ses plantes de prédilection sont des anacardiacées, des composées, des mimosacées, des graminées et des euphorbiacées.
Dans les régions particulièrement arides, les gouttes de rosée représentent pour lui un complément d’eau de boisson.

Octodon sauvage

Ces prédateurs

Les plus dangereux prédateurs de l’octodon sont les rapaces, à cause du mode d’attaque particulier de ces oiseaux, qui est silencieux et par les airs.
Ainsi, ces principaux ennemis venus du ciel sont les aigles et des buses, ces rapaces diurnes peuvent repérer à loisir le petit rongeur en terrain dégagé pendant la journée.
À ceci s'ajoutent les chouettes, qui profitent de leur nyctalopie pour effectuer quelques prélèvements sur les populations lorsque leur activité est plus intense au crépuscule.
Viennent ensuite les renards, le grison, ainsi que certains reptiles, tel le lézard andin.
On trouve plus rarement, le puma, le chat des pampas, ou le tinamou.

Deux octodons sauvages

Son système de défense

Heureusement, devant ce nombre croissant de prédateurs, l’octodon à un système de défense, des plus sophistiques.
Il consiste à s’autotomiser, c’est-à-dire à se défaire, comme certains lézards, de sa queue.
Ainsi la peau de la queue se sectionne par réflexe, donnant à son propriétaire la possibilité de s’échapper de son agresseur.
Ceci est dû à une vasoconstriction réflexe, les vaisseaux sanguins qui irriguent la queue se resserrent automatiquement, ce qui n’entraîne aucune hémorragie.
Les vertèbres ainsi dénudées se nécrosent, puis tombent, le moignon cicatrise normalement tout seul.
Par chance, cette automutilation n’entraîne aucune douleur.
Mais l’octodon ne se contente pas que de ça, pour se défendre, il se sert aussi d’une autre arme.
La prudence !
Ce rongeur prend toujours soin de ne laisser aucun indice sur l’emplacement de son terrier, en cachant, par exemple, l’ouverture des nombreuses issues, ou en évitant de souiller les environs.
Il se déplace aussi avec discrétion, changeant souvent de chemin et en faisant de nombreux détours pour tromper tout ennemi potentiel.

Bébé et maman octodon

Morphologie de l’octodon

D’un point de vue morphologique, on peut comparer l’octodon avec une gerbille de taille au-dessus de la moyenne.
La taille moyenne d’un octodon est comprise entre 22 à 35 cm, ainsi son crâne fait 3,6 cm et sa queue fait en moyenne 10 à 6 cm, soit 30 à 40 % de la longueur totale.
Sachez que les femelles sont plus grandes et plus lourdes que les mâles.
Ainsi, les femelles adultes pèsent entre 250 à 300 g, alors que les mâles font un poids compris entre 170 et 200 g.
La fourrure qui le recouvre est légèrement bouffante et hirsute, elle devient plus fine sur la queue qui se termine en pinceau.
La coloration du pelage commun d’un octodon est café sur le dos, pour s’éclaircir sur le ventre où elle tend au jaune.
Les extrémités sont de teinte plus neutre, les pieds sont donc gris et le pinceau sur sa queue se compose de poil noir.
Sa tête large détient deux yeux petits et noirs, un museau légèrement bulbeux, et de grandes moustaches.
Son appareil auditif est un des atouts lui permettant d’éviter ces prédateurs, il est composé d’une chambre de résonance et de pavillons auriculaires très développés.
Cela lui permet de percevoir un son à plus de 50 m.
L’octodon a aussi de puissantes incisives qui garnissent la mâchoire supérieure.
Ces pattes antérieures et ces pattes postérieures possèdent cinq doigts, le cinquième étant atrophié, les pattes se terminent par des griffes assez longues.
L’octodon possède des muscles très développés au niveau de ses membres antérieurs, ce qui lui permet de courir, de sauter et de grimper aux arbres.

Crâne d'octodon

L’anatomie

La colonne vertébrale de l’octodon est constituée de 48 vertèbres, soit :
- 7 vertèbres cervicales
- 13 vertèbres thoraciques
- 6 vertèbres lombaires
- 4 vertèbres sacrées
- Et 18 vertèbres coccygiennes, qui forment en majeure partie l’armature de la queue.
Les reins chez l’octodon n’ont qu’un lobe et ressemblent à ceux des rongeurs communs, comme le rat ou la souris.
Leur travail est assez réduit, du fait des faibles besoins hydriques de l’octodon.
La cage thoracique abrite deux poumons, le poumon droit comprend quatre lobes, alors que le gauche n’en possède que trois.
L’octodon possède aussi un muscle très important, le masséter, qui est le moteur principal de la mandibule.
Il est fixé à l’intérieur de la joue et sert à la mastication.
Son développement est donc important, car les rongeurs ont l’habitude de s’attaquer à des aliments coriaces (bois, carotte…).
Ce muscle est si puissant qu’on risque de leur briser la mandibule en tentant de leur faire ouvrir la bouche de force.
Ainsi, les mouvements de la mâchoire se font d’avant en arrière, au lieu de droite à gauche comme on le croit.
L’octodon possède un crâne avec des muscles plus semblables à ceux des lapins et des singes qu'aux rongeurs normaux (souris, rat).

Squelette d'octodon

La dentition

L’octodon détient vingt dents et présente un espace nu marquant l’absence de canines entre les incisives et les prémolaires.
Les incisives arborent un émail d’un jaune safran qui est un signe de bonne santé.
La table d’occlusion des molaires porte le dessin en huit caractéristiques des Octodontidés.

Dent d'octodon

Sachez aussi que la dentition de l’octodon a deux particularités :
- La première est que les dents ne tombent pas à l’âge adulte, car les dents de lait sont remplacées avant la naissance, l’octodon vient donc au monde avec sa dentition définitive.
- La deuxième est la croissance de ces dents qui poussent de façon continue tout au long de la vie du rongeur.
Cette croissance perpétuelle est combattue par le frottement des dents les unes contre les autres ou sur une surface dure.
Le fait de ne pouvoir user ses dents correctement entraîne, à plus ou moins court terme, des difficultés à s’alimenter pouvant entraîner la mort, donc il faut offrir à son octodon de quoi ronger.

Machoire d'octodon

Le système glandulaire

Trois types de glandes sont présentes chez l’octodon :
- les glandes sébacées, qui sécrètent le sébum, une substance huileuse qui protège du froid la peau et les poils en leur conférant une certaine imperméabilité.
- les glandes sudoripares, qui produisent la sueur afin de réguler la température corporelle.
- les glandes odorantes, qui sont utilisées pour marquer le territoire.

Néanmoins, les glandes sébacées ne travaillent pratiquement pas si l’octodon vit dans un climat qui ne les sollicite guère, comme le désert.
Mais, il arrive qu'en captivité, elles sécrètent trop de sébum, de ce fait l’octodon y remédie en se roulant dans le sable, de manière à le faire pénétrer dans sa fourrure, ce qui neutralise la graisse en excédent.
En revanche, s’il frotte son ventre par terre ou sur des éléments de son environnement, il n’est pas question de bain de sable, mais de marquage de territoire.
La glande odorante est, en effet, située sous le ventre, celle du mâle est plus volumineuse que celle de la femelle et, de fait, il marque son territoire bien plus volontiers.

Pelage de l'octodon

Le système digestif

L’octodon est un rongeur herbivore monogastrique au cæcum volumineux, donc son tractus digestif est semblable à celui du cobaye.
Il est ainsi constitué de la bouche, où les glandes salivaires préparent les aliments à la digestion, du pharynx, de l’œsophage puis de l’estomac, où travaillent les sucs gastriques, et des dernières portions du tube digestif.
L’estomac est petit, ainsi il ne peut contenir que 15 à 20 ml tout au plus.
Le foie et le pancréas sont situés dans la cavité thoracique, c’est le diaphragme qui sépare celle-ci de la cavité abdominale.

Octodon qui mange

Dimorphisme sexuel

Pour déterminer le sexe chez l’octodon, il faut regarder la distance entre l’anus et l’orifice génital, si les orifices sont très proches, c’est une femelle.
Alors que chez le mâle cette distance mesure à peu près 1 centimètre.
On peut aussi extérioriser le pénis par une petite pression du doigt, comme chez le cobaye.

Le mâle possède aussi deux testicules de forme ovoïde, recouverts de dépôt graisseux.
Ces testicules descendent en position inguinale à maturité sexuelle, mais la peau de l’aine les cache, ils ne sont donc pas visibles extérieurement.
Ils mesurent normalement, à l’âge adulte de 4 à 6 mm sur 8 à 18 mm.
Le mâle détient également une prostate, constituée de deux lobes, qui sécrète une partie du sperme.
Le pénis est logé dans un fourreau, il mesure en moyenne 16 mm et est doté d’un os pénien et d’un gland cylindrique pourvu de spicules épineux.
La femelle détient aussi huit tétines, soit quatre paires de mamelles, deux sur le thorax et deux sur l’abdomen, à hauteur des cuisses.
Comme les mammifères, les femelles ont deux ovaires.
De plus, l’utérus comprend deux cornes, qui se réunissent à hauteur du vagin.

Famille d'octodon

Physiologie

L’octodon, comme tous les mammifères, est un animal endotherme, il possède donc un mécanisme interne qui se charge de générer une certaine chaleur corporelle et de la réguler.
L’organisme de l’octodon produit ainsi continuellement des calories en quantité plus ou moins importante selon la température ambiante, afin de maintenir sa propre température entre 36,7 et 38,3 °C.
Ces rongeurs présents aussi une seconde caractéristiques. Sous ses poils, peu fournis, se cache une peau à la couche cornée assez épaisse, qui évite les déperditions d’eau.
En effet, le climat semi-aride de son milieu naturel lui impose de résister à un ensoleillement et à des températures relativement élevées.
En cas de chaleur sèche supérieure à 30 °C, il ne peut parvenir à faire baisser suffisamment sa température corporelle, car le peu d’eau qu’il perd par évaporation contribue encore à augmenter sa chaleur interne.
Il risque donc la mort par hyperthermie, ainsi pour se protéger, l’octodon se réfugie sous la terre.
La régulation thermique implique alors un mode de vie adapté.
Donc en hiver il concentre son activité autour de midi, en revanche, pendant les périodes de grosses chaleurs estivales, il répartit cette activité entre le matin et le soir et demeure dans l’intervalle à l’abri, au repos dans son terrier.

Octodon sur hamac

Régulation de l’eau

Les besoins en eau sont très faibles pour l’octodon, donc les végétaux dont il se nourrit contiennent la quasi-totalité de l’eau pour sa survie.
Bien sûr, il y a plusieurs raisons de ce faible besoin en eau :
- L’épaisseur de sa peau, qui limite les dessèchements par évaporation, ainsi jusqu’à 30 °C, il ne perd en une heure qu’environ 1 mg d’eau par gramme.
- Sa capacité à concentrer ses urines.
- La consistance très sèche de ses excréments.
Étant adapté à des climats particulièrement arides, l’octodon peut survivre pendant de très longues périodes sans eau.

Octodon qui dort

Longévité

La longévité certaine de l’octodon n’est pas encore vraiment établie.
En milieu naturel, il vivrait entre 2 et 5 ans, mais certains spécimens sont allés jusqu’à 15 ans.
En captivité, il peut vivre 6 à 8 ans, voire plus de 10 ans.

Caractères et comportement

L’octodon est un animal de nature calme, docile, sociable, intelligent et facile à apprivoiser, il fait aussi très peu de bruit.
Il arrive dans certains cas, de voir des spécimens agressifs, mais ça reste assez rare.
Ainsi, il se laisse manipuler assez facilement et les morsures sont rares, si l'on ne l’effraye pas.
L’octodon mâle adulte est un animal peu sociable avec ses congénères mâles, les bagarres étant fréquentes pour des raisons de dominance.
Il en va de même pour les femelles, mais c'est souvent moins marqué et rare.
L’octodon est diurne, il vit donc le jour, mais il montre un pic d’activité en fin d’après-midi.
De plus, il n’hiberne pas et il a la même vivacité d’un bout à l’autre de l’année.
Ce petit rongeur s’exprime la plupart du temps par sa posture.
L’observer est donc un élément essentiel pour pouvoir comprendre ce que l’animal cherche à faire ou à dire.
Plusieurs octodons seront évidemment plus expressifs entre eux, on peut donc observer davantage d’attitudes et de comportements.
L’octodon peut aussi pousser de petits cris qui ressemblent à un gazouillement d’oiseau.
Par contre, il peut faire un cri strident, s’il est en groupe, pour avertir sa famille d’un quelconque danger.

Deux octodon qui dorment

La robe de l’octodon

Chez l’octodon, il n’existe que deux couleurs reconnues comme naturelles.
On pourrait penser que ces mutations ne sont pas encore apparues chez cette espèce, mais en faite il existe plusieurs couleurs, et même un marquage.
Cependant, ces robes ne seront peut-être jamais commercialisées, car les éleveurs sont très méfiants vis-à-vis des animaux mutés.
Beaucoup pensent que ces octodons ne devraient pas être répandus, car ils trouvent qu’ils sont plus fragiles sur le plan santé et génétiques.
Une chose étonne aussi énorme, c’est que plusieurs mutations, concernant la couleur, soient apparues avant la mutation albinos.
Normalement, cette mutation est la première à apparaître chez une espèce.
Ainsi, certaines personnes avancent l'hypothèse que la mutation albinos est peut-être létale chez cette espèce, comme c'est le cas chez le cheval.
Mais il reste encore à le prouver.

Couleur de base

Octodon agouti Agouti
Le pelage est à dominante brun-marron.
Le poil de garde est noir, et les autres poils sont noirs à la base , mais, jusqu'à leur 3/4, ils deviennent marron clair à leur extrémité.
Certaines zones du pelage sont plus claires, comme le ventre, le contour des yeux et le menton jusqu'au bord des joues.
Les poils au bout de la queue sont noirs et les yeux sont noirs.

Octodon bleu

Bleu
Le pelage est globalement gris bleuté, avec des reflets marron.
Toutes les parties du poil normalement marron clair chez l'octodon agoutis le sont aussi chez l'octodon bleu.
Le ventre, le contour des yeux et le menton sont donc marron clair.
Les yeux sont noirs.

Couleur mutante

Octodon champagne Champagne
Le pelage est comme celui de l’agouti, mais, plutôt que d'avoir un sous-poil gris, la base du poil est de couleur crème pâle.
Certaines zones du pelage sont plus claires, comme le ventre, le contour des yeux et le menton jusqu'au bord des joues.
Les poils au bout de la queue sont noirs et les yeux sont noirs.
Octodon noir Noir
Le pelage n’est pas vraiment noir, mais plus brun très foncé.
Il ressemble à un octodon agoutis, mais il est extrêmement foncé.
Hélas, très peu de choses sont connues sur cette mutation.

Octodon sable

Sable
Le pelage est d'un beige orangé, très semblable aux topazes chez le rat, ou à l'argente golden chez la gerbille.
Le ventre, le menton et le contour des yeux restent plus clairs.
Les yeux sont noirs.
Octodon blanc Blanche
Le pelage n’est pas vraiment blanc, car l’octodon albinos ou purement blanc n’existe pas encore.
L’octodon nait blanc, avec quelques colorations de couleur, ou le blanc se développe complètement en vieillissant.
Cette robe serait une extension de la variété patchée.
Certaines parties du corps restent colorées comme le contour des yeux ou la queue.
Les yeux restent noirs.
Octodon patché blanc Patché blanc
Le pelage est parsemé de taches blanches.
L’octodon peut avoir en dessous des poils de différente teinte, car le patché est reconnu comme un marquage, et pas comme une robe.
Cette forme de marquage est héréditaire, donc elle apparait dès la naissance.

Octodon vieux patché blanc

Patché autre
Le pelage est aussi parsemé de taches blanches.
L’octodon peut avoir en dessous des poils de différente teinte, car le patché est reconnu comme un marquage, et pas comme une robe.
Cette forme de marquage n’est pas héréditaire, mais due à la vieillesse de l’animal, qui serait à cause d’une mutation génétique.

Un peu D’histoire

C’est en 1782 que Molina décrit pour la première fois l’octodon à Santiago au Chili sous le nom de Sciurus degus.

De 1800 à 1833, de nombreux chercheurs découvrent l’octodon, mais il le nomme, différemment, comme Bechstein, qui décrit Myoxis degus.
Ou Poeppig qui, ne connaissant pas le travail de Molina, décrit Myoxis getulus de Santiago(1829).
On trouve aussi Bennet, qui décrit Octodon cumingii à Valparaiso (1832).
Et Meyen, qui établit le genre Dendrobius pour Sciurus de Molina (1833).

Martin publie en 1836 un article sur les résultats obtenus par la dissection del’octodon cumingii.

Et en 1843, Bridgs décrit le mode de vie del’octodon cumingii.

Puis, en 1845, Schinz décrit l'octodos kummingii, et Wagner, l'octodon pallidus.
Suivis en 1846 par Tscchudi qui décrit l'octodon cumingii var. peruana dans la faune péruvienne.
De même en 1847, Gay indique la présence d’octodon cumingii dans la faune chilienne.
Ensuite en 1848, Waterhouse reconnaît la désignation spécifique de degus pour le genre Octodon.
Et 1867, Fitzinger décrit l'octodon degus var. alba.
Pour finir en 1927, Thomas décrit l'octodon clivorum, sous-espèce propre aux régions d’altitude.

L’anatomie de l’octodon degus est vraiment étudiée en 1940 par Mann.
Il complétera son étude en 1943 par des données sur l’encéphale de l’octodon degus.
Au même moment, Osgood étudie la distribution géographique et la phylogénie de l’octodon degus.

C’est en 1964 que l’octodon arrivé en Europe grâce à des scientifiques, dans le but de faire des études
Ils étaient une vingtaine d'individus destinés aux laboratoires.
Ces individus sont à l'origine de tous les octodons en France, ils avaient parfait des problèmes avec des maladies, étant donné leur consanguinité.

À partir de 1990, on commercialise l'octodon comme, animal de compagnie, il est reconnu comme Nac (Nouveaux Animaux de Compagnie).

Dans la nature, L'UICN ne considère pas l'Octodon comme un animal en danger.
Ainsi, il est classé comme ayant un statut de protection mineur.

En France, l'octodon n'est pas mentionné dans la liste des animaux domestiques selon la législation française.
Il est donc juridiquement considéré par défaut comme un animal sauvage.

Un certificat de capacité est requis pour l'élevage et la vente.
Depuis l'arrêté du 2 juillet 2009, celui-ci est délivré sans consultation de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) sur présentation des diplômes requis.
La simple détention de quelques individus dans le cadre d'un élevage d'agrément n'est cependant pas soumise à capacité.

En Belgique, l'octodon est inscrit sur la liste positive, publiée en 2002, des 42 espèces autorisées à la possession individuelle sur ce territoire.

La viande d’octodon était consommée par les autochtones et les conquistadors.

L’octodon n’est pas très aimé par la population américaine, car il se nourrit beaucoup des cultures et fait des dégâts dans les maisons.
Chez eux, l’octodon est considéré comme les rats chez nous.

L’octodon est utilisé très couramment en Amérique pour les expériences scientifiques, il est aussi utilisé en laboratoire en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Octodon
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