Les sports canins sont le parfait exemple d’une complicité entre un animal et un humain, qui devant des obstacles trouve un plaisir, celui du jeu.
Bien sûr certains de ces sports sont plus vieux ou plus connus que d'autres, ramenant chaque année de nouveaux amateurs dans cette discipline.
De plus, certains de ces sports touchent de plus en plus différentes races d’animaux, montrant qu’ils ne sont pas réservés qu’aux chiens.
C’est pourquoi je vais vous présenter un sport canin, qui amène saut, obstacle, confiance et complicité sur un même terrain : l’Agility Dog.

L’Agility Dog ou « Agility », qui signifie tout simplement « agilité » en Anglais, est un sport canin dans lequel un chien surmontable un parcours fait de plusieurs obstacle.
Il sera, alors, aidé de son maitre, qui le contrôlera avec des instructions vocales ou grâce au langage corporel.
Le but de ce sport est d'être avant tout éducatif et amusant, il permet ainsi au chien de bien s'intégrer dans la société, il met aussi en avant la souplesse et l’intelligence de l’animal.
Ainsi cette discipline implique une bonne harmonie entre le chien et le maitre, qui aboutira à une entente parfaite de l’équipe évitant les fautes entre les obstacles.
Donc, il est nécessaire aux participants de cette activité de détenir les bases de l’éducation canine (coucher, attendre, sauter…) et de l’obéissance.
C’est pour cela que l’apprentissage de cette discipline commence souvent très jeune par l’éducation de l’animal, avant de pratiquer le saut d’obstacle.
Sachez en plus, que ce sport est interdit au chiot de moins de 18 mois, ainsi le chien doit dépasser cet âge pour pouvoir pratiquer cette activité.
La raison ?
Les chiots n'ayant pas fini leur croissance, et pratiquant de l’Agility Dog risquent de graves séquelles physiques, qui peuvent amener vers un handicap grave, car, même si ce sport est amusant, il reste violent pour les muscles et les os des jeunes chiens.

Ainsi, étant reconnu comme un véritable sport, il est nécessaire d’avoir un apprentissage encadré et progressif avec un moniteur diplômé et avec de l’expérience.
Certes, on peut faire l’Agility chez soi, mais pour éviter diverses erreurs difficiles à corriger par la suite il vaut mieux avoir un professeur.
De plus, si vous voulez participer aux concours Agility Dog, il faut absolument rentrer dans un groupe qui pratique ce sport.
Cependant, si la compétition ne vous intéresse pas, vous pouvez inventer votre propre circuit lors d'une promenade, en faisant sauter par exemple votre chien par-dessus des obstacles naturels tel un tronc d’arbre.
Un des grands avantages de cette activité est que tout le monde peut participer, que ce soit les jeunes enfants ou les personnes âgées, ainsi que les chiens de toute race.
Bien sûr comme tout sport canin, le Border-collie reste un des grands favoris dans cette pratique sportive.

Un peu d’histoire

L’Agility Dog serait apparu vers 1977, grâce à John Varley, un cavalier, membre du « Comité de l'Exposition canine » de la « Cruft Show ».
Ainsi, il cherchait à créer un spectacle original afin de distraire le public entre la fin des championnats d'obédience et le début du jugement des groupes de race, soit lors des temps morts de l’événement.
Ayant vu, diverses démonstrations de chien de travail qui inclut parfois des sauts, il eut l’idée de faire une compétition de saut, comme celle des chevaux.
Il avait donc bien en tête le type d’événement qu’il voulait, mais il avait besoin d’une personne pratiquant l'entraînement de chien pour lui fournir les réponses à ces questions.
Ainsi, il contacta Peter Meanwell, qui fit un essai et conçut l’équipement nécessaire à l’événement, avec la contrainte d'être adapté au plancher difficile d'Olympia.
Puis, en 1978, le premier parcours d'Agility apparu à l'exposition canine internationale de Crufts, l’événement eut lieu le premier jour de l'exposition, soit le vendredi 10 février.
Cette démonstration est suivie d'un premier championnat en 1979, après les éliminatoires, trois équipes sont apparues.
Celles-ci étaient « le Pontefract Dog Training Club », « le Rugby Dog Training Club » et
« le Yorkshire Working Trials Society », ce serait un Border collie du nom de « Conny Cluff», qui remporta la compétition.
La même année, une autre étape importante de l’Agility eut lieu quand la « Final of the Pedigree Chum Agility Stakes » a été tenue à l'exposition internationale du cheval à Olympia en décembre.
C’est 1985, que la première apparition de l’Agility Dog prît place en France, avec des stages et des démonstrations des élèves de « l'École Nationale du Chien de St Gervais d'Auvergne ».
Puis en 1987, cette nouvelle discipline fut étudiée en France.
Séduit par ce sport, Jean-Paul Petitdidier élabore le règlement de l'Agility qui fut approuvé par la Société centrale canine (SCC).
Une sous-commission est alors chargée de la diffusion de l'activité.
Jean-Paul organisera en même temps le 1er Championnat de France dans le cadre de l'Exposition nationale de Lonchamp en 1988.
Vers 1989, le comité de la FCI (Fédération Cynologique internationale) reconnaît officiellement l'Agility, suite à cela, une commission est créée, qui élut Jean-Paul Petitdidier comme président.
De 1991 à 1992, la Société Centrale Canine (SCC) crée la Commission Nationale d'Education et d'Agility (CNEA), aujourd’hui appelée Commission nationale d'éducation et d'activités cynophiles (CNEAC).
Grâce à cette nouvelle équipe, la discipline se développe rapidement avec l'instauration d'une licence d'Agility qui participe à la stabilisation du sport canin.

Ainsi, de nos jours l'Agility est devenue une discipline internationale pratiquée par la plupart des pays d'Europe, elle est également pratiquée aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Russie.

Le règlement

En compétition d’Agility, la précision et la vitesse sont très importantes, le chien doit ainsi passer l’ensemble des obstacles sans effectuer de fautes et dans un minimum de temps, même si cette discipline est plus une épreuve d'adresse que de vitesse.
Donc, le franchissement des obstacles répond à des règles bien codifiées susceptibles d'entraîner des pénalités.
En cas d'égalité avec un autre concurrent, la décision se fera en faveur du chien qui aura fait le moins de fautes en passant les obstacles.
Puis, en cas d'égalité de fautes aux obstacles, on tiendra compte du meilleur temps.
Et si par le plus grand des hasards deux concurrents avaient fait le même nombre de fautes et le même temps, une épreuve éliminatoire aurait lieu pour les départager.

Voici les règles générales de ce sport canin (si vous voulez le lire complètement, un lien se trouve en bas de l’article), soit :
- Si un chien fait un mauvais saut ou un saut à l’envers, il est éliminé.
- S’il fait 3 refus et plus, il est aussi éliminé.
- En revanche, le nombre de fautes (saut de zone ou barres qui tombent) ne peut amener à une élimination.
- Si le maitre maltraite le chien, l’élimination a lieu.

Le maitre doit aussi respecter certaines contraintes :
- Il ne doit rien conserver en main pendant l'épreuve.
- le conducteur devra veiller à suivre scrupuleusement l'enchaînement des obstacles dans l'ordre autorisé en ne touchant ni le chien ni les obstacles.
- Le conducteur lui-même ne pourra pas franchir les obstacles.

Sachez que s’il y a trop de fautes, le participant peut être non classé.
De même, un temps est imposé pour finir le parcours, dès que le chien et le maitre dépassent le temps, des pénalités sont données.

En France, on trouve quatre catégories de chien, classé en fonction de la taille de l’animal, ainsi ils devront concourir, dans les catégories suivantes :
A : chien de moins de 37 cm au garrot
B : chien de 37 cm et moins de 47 cm
C : chien de 47 cm et plus
D : chiens molossoïdes, peu véloces
C’est la France qui a ajouté au règlement de la Fédération cynologique internationale (FCI) la quatrième catégorie (D), selon une liste évolutive, pour permettre à tous les chiens de pratiquer l’Agility en compétition.
De plus, quelques cas particuliers sont pris en compte pour le classement de certaines races dans les catégories A, B et C.

Mais, le règlement international ne compte que trois catégories :
Catégorie « S » (Small) pour les chiens plus petits que 35 cm au garrot
Catégorie « M » (Medium) pour les chiens de 35 cm à moins de 43 cm au garrot
Catégorie « L » (Large) pour les chiens de plus de 43 cm au garrot

Le parcours

Le parcours doit faire en général une longueur de 100 à 200 mètres, il est composé d'obstacles qui, dans leur mise en place sur le terrain, donneront un tracé plus ou moins complexe et spécifique.
Ainsi le parcours doit être effectué selon un temps défini, et selon un ordre de passage des obstacles imposé.
De plus, le tracé du parcours doit détenir au minimum deux changements de direction.

Aucun entrainement n’est autorisé sur le parcours par les participants, mais la reconnaissance du parcours par le maitre et le chien est permis.
En général, avant le début de l’épreuve, les juges réuniront les concurrents pour leur communiquer les précisions sur le type de l'épreuve et sur le temps standard du
parcours.
Ils leur rappellent aussi le règlement du concours et les critères de notation.

Pendant l’épreuve, le maitre doit placer son chien en position bloquée, c'est-à-dire debout, couchée ou assise, derrière la ligne de départ.
Puis, il devra détacher la laisse et enlever le collier dont le port n'est pas autorisé pour des raisons de sécurité (comme se prendre dans le pneu ou une haie).
C’est au feu vert du juge que le maitre peut donner le départ à son chien et lui donner quelques indications.
Après il fait le parcours d’obstacle, en évitant les fautes et dans un temps record.

Les obstacles

L’Agility détient beaucoup d’obstacles différents, mais ils peuvent rentrer dans deux catégories :
- Les obstacles de saut : Il faut que le chien saute dedans ou par-dessus obstacle.
- Les obstacles de contact : Il faut que le chien rentre en contact avec l’obstacle.
Sachez aussi, que ces obstacles peuvent pour certain être facilement reproduit chez soi, permettant alors de s’entrainer sur certains points importants comme le saut.

Les haies
Elles sont toutes réglables en hauteur, mais elles peuvent être de différentes sortes, soit :
- Les haies à panneaux pleins.
- Les haies à barres.
- Les haies à balais.
- Ou les haies à panneaux à claire-voie.
Le nombre de barres peut aussi varier allant d’une haie simple (une barre) ou double (deux barres), on peut aussi en voir à trois barres.

Le saut en longueur

C’est un obstacle composé de deux, trois ou quatre planches légèrement inclinées que le chien devra sauter, et sans les toucher.
La table
Une simple table qui est réglable en hauteur suivant la taille du chien, qui devra associer saut et commandement de position.
Le pneu
Un pneu ou un cercle qui est accroché sur deux piliers, il est réglable en hauteur.
Cet obstacle demandera au chien détente et précision.
Le tunnel rigide
C'est un tube, flexible, auquel il est possible de donner une ou plusieurs courbes.
Le chien devra le traverser sans faire demi-tour.
Le tunnel souple ou la chaussette
C'est un tube, rigide dans son entrée, puis composé d'une bâche que le chien devra soulever pour franchir l’obstacle.
La passerelle
C'est une longue planche d'une largeur inférieure à 30 cm et d'une hauteur d'environ 1,30 m.
Le chien devra la traverser en toute confiance et à l’aide de son sens de l'équilibre.
La bascule ou la balançoire
C'est une planche que le chien devra faire basculer.
Le slalom
Cet obstacle est constitué de 8 à 12 piquets, mis l’un devant l’autre.
Le chien devra slalomer entre ces derniers, en prenant soin de prendre le premier piquet sur sa gauche.
Le viaduc ou le mur
C’est un obstacle où il faut sauter par dessus, comme pour les haies, sauf que la partie supérieure est constituée de tuiles, qui ne doivent pas être renversées.
La palissade ou le A ou le toit
C'est un obstacle en forme de A que le chien devra franchir en posant au moins l'une de ces 4 pattes sur la zone de contact rouge.

Quelques vidéos

Voici trois vidéos pour vous montrer en quoi consiste l’Agility Dog.





Site Web

Si vous voulez connaitre un peu plus le règlement de l’Agility Dog, je vous recommande ce fichier :


Vous pouvez aussi voir le site web du magazine CNEAC