En Angleterre, une bataille fait rage, celle de la survie !
Ainsi, des écureuils noirs sont en train d'exterminer leurs cousins, les écureuils roux.

Cette espèce mutante venant des écureuils gris fut importée depuis l'Amérique du Nord, le premier spécimen sauvage a été repéré en 1912 dans l’Hertfordshire, près de Letchworth.
Cet animal fut introduit dans la région par un aristocrate, qui était inconscient du problème qu’ils provoqueraient.
Depuis, cette race s’approprie avec violence le territoire de nos écureuils roux.
On peut différencier ces écureuils, grâce à leur pelage qui est plus sombre que leurs compatriotes gris d’Amérique.

Ainsi, au fil des années leur nombre a augmenté, mettant en danger la population des écureuils roux.
Aujourd’hui, on estime qu'il pourrait y avoir jusqu'à 25.000 écureuils noirs dans l'Est de l'Angleterre. Ceux-ci s'approprient les nids des écureuils roux, l’obligeant de fuir loin de son territoire.
De plus, ils transmettent plus de maladies, comme la variole, auquel sont plus sensibles les roux.
Les écureuils mâles noirs auraient aussi plus de testostérone et seraient donc plus agressifs et attirants pour les femelles, empêchant certains cycles de reproduction.

Pour le Dr Craig Shuttleworth, conseiller au sein du Red Squirrel Survival Trust (RSST) : « Le public ne se rend pas compte des dégâts causés par les espèces importées des autres pays sur les espèces indigènes. Aujourd'hui, l'écureuil noir pourrait bien être plus représenté que les roux en Angleterre ! »

Devant cette situation, le RSST tente d'augmenter le nombre d'écureuils roux dans le nord de l'Angleterre et dans les régions où les écureuils noirs se multiplient dangereusement.
Mais comment procède-t-il ?
En les piégeant et en les tuant, tout simplement.

Le Dr Shuttleworth ajoute : « Tous les écureuils gris, qu'ils soient albinos ou qu'il s'agisse de la version mutante noire, sont nocifs pour les écureuils roux et endommagent les arbres. Ce sont toutes des espèces envahissantes et nuisibles en Angleterre ».

Encore une fois, ce problème qui détruit, l’écosystème de la nature vient entièrement de l’homme.
De nouveau, les animaux doivent en payer le prix fort.

Mon petit mot

Que dire de plus, cette dangereuse extermination de l’écureuil roux aurait pu être évité.
Si seulement, l’aristocrate en question avait eu l’intelligence de réfléchir aux conséquences futures de son acte.
Amener un animal pas habitué en Angleterre pouvait très bien déloger son cousin, l’écureuil roux, pour se faire une petite place.
Mais là encore, le seul moyen de régler le problème est de tuer l’animal en question.
Je conçois que ça soit la seule solution, mais enlever la vie à un être vivant me répugne énormément.
Cette histoire me rappelle celle d’un laboratoire qui avait libéré une race de poisson dans nos rivières, qui avait tué beaucoup de poissons de différent type, détruisant l’écosystème en entier.
Maintenant, il ne reste qu'à espérer que l’homme répare sa bêtise.