Des scientifiques de l'Université nationale de Séoul en Corée du sud ont créé en 2009 : Tegon, une femelle Beagle de 3 ans génétiquement modifiée pour être fluorescente.
Les scientifiques ont ainsi exploité une technique de clonage, en utilisant les mêmes cellules somatiques que pour le premier chien cloné, Snuppy en 2005.
Loin d’être une expérience ludique et futile, cette chienne peut luire dans l’obscurité, elle a été créée dans le but d'étudier les maladies génétiques communes aux chiens et aux humains dans le but de faire avancer la recherche sur des maladies héréditaires (d’Alzheimer).

Mais Tengo ne serait que la seconde génération de « chiens fluorescents » le premier étant un beagle nommé Ruppy.
Pour Ruppy le gène a été inséré à l'aide d'un rétrovirus.
Malheureusement, les recherches n'avaient aucun contrôle sur l'emplacement de l'insertion du gène.

Avec Tegon c'est une autre approche qui a été étudiée, en utilisant cette fois un processus en cinq étapes.
Les scientifiques ont d'abord inséré un fragment d'ADN qui contrôle l'expression d'un gène de fluorescence verte dans les cellules de chiens.
Ils ont ensuite extrait l'ADN à partir d'un ovocyte de chien (une cellule reproductrice immature femelle avant la fécondation) et injecté ces cellules fluorescentes modifiées en elle.
La troisième étape a été d'utiliser un processus connu concernant le noyau de cellules somatiques pour générer un embryon.
L'embryon obtenu a ensuite été transféré dans une chienne porteuse.
Après 60 jours de grossesse, elle donna naissance à Tegon.

Ainsi, quand on administre à Tegon de la doxycycline qui est un antibiotique, la chienne brille sous une lumière UV.

Mais pourquoi avoir choisi un chien ?
Les chiens sont ciblés pour des raisons spécifiques, car les chiens ont 268 maladies de type génétique similaires à celles des humains.
En outre, le chien a des similitudes physiologiques et anatomiques avec les humains.
Ces raisons en font donc un bon modèle.
Mais les chiens font aussi de bons candidats pour ce type de recherche, car ils ont une bonne communication avec les humains, de plus ils ont des compétences pour réponse à des ordres et ils sont facilement manipulables.
Il faut savoir que comparer à des souris et autres petits animaux, les chiens offrent une collection d'échantillons beaucoup plus grands.

« La création de Tegon ouvre d’incroyables perspectives. Le gène qui induit la fluorescence chez ce chien pourrait en effet être substitué à celui responsable de graves maladies chez l’homme » explique Lee Byeong-chun, responsable des recherches.
Les gènes injectés pour rendre fluorescent pourraient être remplacés par des gènes qui déclenchent des maladies mortelles.
L'équipe de chercheurs serait alors en mesure de tracer la voie de la maladie d'Alzheimer, de Parkinson et mieux comprendre comment de telles maladies se développent.

Ces résultats sont le fruit de six années de recherches et d’un investissement de 3 millions de dollars.
Ce qui fait de Tegon la petite chienne la plus précieuse du monde scientifique et médical.

Mon petit mot

Certes, cette expérience augmentera peut-être l’efficacité de la médecine dans le futur, mais la vraie question que je me pose est sur cette petite chienne.
Combien de temps vivra- t-elle ?
N’est-ce pas de la torture de lui, faire subir de tels effets ?
Rien n’est dit sur la condition de vie de cette chienne, ni de son avenir futur, on parle juste d’une expérience scientifique.
Il ne faut pas oublier que Tegon est un être vivant, supporterions-nous un tel acte sur des enfants humains ?
Surement pas !
De plus, voir que cette expérience a demandé 3 millions de Dollars, alors que cette somme aurait pu aider des associations humaines ou animales, me rend assez perplexe.
Car dans l’avenir, nous ne savons même pas si une telle expérience guérira les maladies héréditaires.
Je ne parle même pas du prix futur du médicament.
Mais comme on le dit, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
J’espère juste que Tegon vive longtemps, dans une vie de bonheur, et pas derrière une cage et des seringues.